Le conseil d'administration d'Ultra Electronics a approuvé l'offre publique d'achat du groupe Cobham pour un montant de 2,6 milliards de livres sterling (3,06 milliards d’euros), ce qui rapproche les deux sociétés de la formation d'une plus grande entreprise d'électronique de défense, a annoncé Ultra le 16 août. Toutefois, pour une entreprise stratégique comme Ultra electronics, le gouvernement britannique avait exprimé son intérêt sur le dossier pour des questions de sécurité nationale et son aval est nécessaire pour finaliser cet accord.


Cobham et d'Ultra Electronics ont convenu à un accord d'acquisition malgré une crainte de « sécurité nationale » au royaume uni
Les enjeux du projet pour le royaume uni
 
En vertu de l’Enterprise Act 2002, le gouvernement britannique a le pouvoir d'intervenir dans les fusions pour des motifs d'intérêt public, y compris la sécurité nationale. De ce fait, dès l’annonce du projet de fusion de l’entreprise ultra electronics avec Cobham, le gouvernement britannique avait fait une déclaration qu’il suivait de près le projet. En effet, le secrétaire des affaires britanniques Kwarteng n’avait pas tardé à ordonner une enquête par rapport à cette affaire.

Cet intérêt du gouvernement s’explique par le fait que l’entreprise Ultra Electronics travaille avec des acteurs stratégiques de la défense du royaume uni. Elle est experte dans les systèmes de communication radio destinés aux différents corps armés britanniques notamment la fabrication des sonars pour la Royal Navy.

 Londres ne peut pas prendre à la légère un dossier pareil avec tous les enjeux qu’il comporte pour la sécurité de la nation. C’est pour cette raison que les britanniques entreprennent le renforcement de la loi de 2002 afin de mieux protéger les intérêts de leur nation.
C’est pourquoi les deux entreprises ont tenu à rassurer le gouvernement sur les termes de leur accord.

 
Les engagements de Cobham auprès du gouvernement Britanique
 
Créer une entreprise d'électronique de défense à plus grande échelle, réunissant deux entreprises dotées de capacités technologiques, de conception, d'ingénierie et de fabrication complémentaires pour fournir une gamme plus large de solutions intégrées, compétitives et de haute performance tel est le but exprimé par Cobham pour cette acquisition.
 
La société américaine de défense, en déclarant ce lundi d’accepter d'acheter Ultra Electronics dans le cadre d'un accord valorisant son rival coté au Royaume-Uni à 2,57 milliards de livres (3,56 milliards de dollars), a tenu tout de suite à énoncer des engagements visant à apaiser toutes potentielles préoccupations concernant la sécurité nationale du Royaume Uni.

Selon les représentants de la société Ultra Electronics, les parties avaient aplani les termes et conditions de la transaction proposée, qui a été révélée pour la première fois fin juillet. Parmi les dispositions figure un engagement de Cobham, qui appartient à la société de capital-investissement américaine Advent International, à travailler avec le gouvernement britannique pour protéger l'économie et la sécurité nationale du Royaume-Uni. En plus Cobham avait assuré dans une déclaration à la Bourse de Londres que, si l’accord est conclu, l'entreprise investira "dans la main-d'œuvre britannique d'Ultra en protégeant et en créant de nouveaux emplois et apprentissages dans la fabrication et l'ingénierie au Royaume-Uni et en maintenant un siège social au Royaume-Uni".








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