L’entreprise Capgemini n‘est pas du tout inquiétée par l’incursion du fonds Elliott dans le capital d’Altran Technologies. En effet, elle maintient toujours le cap dans son désir d’acquérir Altran avec une offre de près de cinq (5) milliards d’euros au coût de 14 euros par action. Cette confiance a été réitérée mardi alors qu’Elliott, qui, ces dernières semaines, a racheté des « equity swaps », campe toujours sur sa décision de ne pas céder à moindre action à l’offre de Capgemini. Cette intention dont le fond Elliott a fait savoir le 12 juillet dernier, risque de rendre difficile cette opération si chère à Capgemini.


Capgemini reste optimiste pour son offre sur Altran

Pas de raisons pour changer un prix si attractif

Paul Hermelin, le PDG de Capgemini s’est montré confiant en pensant qu’il n’avait aucune raison de changer la proposition faite par son groupe. Il s’agit pour lui d’un prix attractif (14 euros par action) représentant 30% de prime sur le dernier mois antérieur à l’annonce de l’opération, le 24 juin. Depuis, l’action Altran est en forte hausse, mardi, elle équivalait à 14,45 euros, en début de séance alors que Capgemini récoltait 0,35%. Selon le dernier avis de l’Autorité des marchés financiers, le fond Elliott a désormais entre ses mains 10,12 millions d’ « equity swaps » Altran, correspondant à 3,99% de l’encours global de 253,72 millions d’actions. Par conséquent, Elliott devient le troisième actionnaire d’Altran après Capgemini et Select Equity Group. Paul Hermelin a également précisé que l’objectif de son groupe était d’aboutir à 50,1% et que l’actuel prix attractif permettrait d’y parvenir.


Un mouvement stratégique salué par les actionnaires communs

D’après toujours le PDG Paul Hermelin, Capgemini et Altran avaient de nombreux actionnaires en commun. Alors lorsqu’ils font des road shows auprès de ces actionnaires, le constat est en général, le même, la pertinence du mouvement stratégique est vivement salué. Parmi les principaux actionnaires communs à Altran et Capgemini, on peut citer les fonds Black Rock et The Vanguard Group et Norges Bank Investment Management (NBIM). Selon toujours Pau Hermelin, cette combinaison donnera naissance à un nouveau type de clients notamment dans les domaines ou Capgemini a encore du retard tel que les opérateurs télécom, la technologie aux Etais-Unis, les semi-conducteurs, entre autres. Toutes les demandes d’autorisation du certificat américain ainsi que des autorités de la concurrence qui permettent d’acquérir le CIFIUS (partie américaine d’Altran) sont plutôt sur la bonne voie.

 








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