Arnaud Lagardère semble perdre du pouvoir sur son groupe familial Lagardère par le jeu des actionnaires. En effet, ce mercredi 30, l’assemblée générale des actionnaires du groupe a décidé d’une transformation de la société en société anonyme à la commandite. Ainsi, Arnaud deviendra le PDG de la nouvelle la société ayant épousé une nouvelle forme sociale. Tous les autres postes ont été approuvés sans contestation majeure. Il en est ainsi de la nomination d’Arnaud de Puyfontaine qui représente Vivendi, un groupe contrôlé par Vincent Bolloré. Ce dernier est un magistrat breton dont la gestion et la communication sont fortement critiquées pour leur sévérité


Les actionnaires du Groupe Lagardère mettent fin au pouvoir d’Arnaud Lagardère
La position de M. Lagardère

Monsieur Lagardère dit avoir tendance à dire de manière optimiste et positive que les choses ne changeront pas. Selon lui, l'équipe dirigeante n’a pas bougé.
Toutefois, il faut préciser que les règles du jeu ne sont plus les mêmes. Lagardère est désormais sous le contrôle d’un conseil d’administration au sein duquel 8 parmi les onze ne sont pas désignés par lui. Malgré cela, il semble être déterminé à assurer pleinement son rôle. C’est ainsi que lors de sa dernière sortie il assure  qu’il prendra toutes les mesures nécessaires pour faire  face à la pandémie, notamment au niveau des activités d’édition, de distribution ou de financement. Il assure également que même si la forme sociale a changé, la stratégie globale du groupe n’a pas changé. Selon lui, il s’agit surtout de préserver l’intégrité du groupe notamment au niveau des relations avec des médias comme Europe 1, Paris Match, Le Journal du dimanche.

L’appréciation de Lagardère sur la transaction

L’opinion se demande comment Lagardère vit cette transformation. En effet, on suppose que cela pourrait l’affecter car si on remonte l’histoire du groupe on voit que la commandite était une idée de son père à la suite de la faillite de la chaîne de télévision CINQ. L’idée était de rendre la famille inamovible au sein du groupe qu’elle a elle-même fondé. Cependant, Arnaud affirme vivre cette situation avec sérénité et philosophie car avant l’avènement de la commandite, rappelle-t-il, le groupe avait des actionnaires et cela ne fut pas un chaos. Selon lui le plus important est l’opération financière qu’il vient de réaliser avec un apport autour de 10% du capital du groupe.
Par contre, on ne peut ne pas souligner que la fin de la commandite rend le groupe ouvert. Cela veut dire que de nouveaux actionnaires peuvent intégrer le groupe, le capital est éclaté et les titres peuvent être à tout moment sur le marché.
 







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