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Lundi 16 Mars 2015

Le groupe LCL vient d'annoncer un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui vise à supprimer 1 658 postes. Une mesure qui est notamment rapprochée des récents développements de la banque dans sa version dématérialisée.


Plan de sauvegarde de l'emploi chez LCL
Le quotidien Les Echos a consacré un article très détaillé sur le PSE lancé par LCL. Ce sont les activités de guichet qui seront les plus impactées avec 1 369 postes visés d'ici 2018, suivies par celles de back-office qui devront se séparer de 289 postes d'ici à la fin 2015. Au total, dans ces deux métiers, ce sont plus de 10% des effectifs qui seront supprimés.
 
Même si la banque indique qu'au final, il ne sera procédé à aucun licenciement, du fait de la démographie de l'entreprise, on s'interroge sur l'évolution de l'entreprise qui semble faire monter ses activités numériques et simultanément affaiblir ses activités traditionnelles de banque de proximité aux service des particuliers. La magazine Challenges cherche à analyser cette situation paradoxale : "dans le même temps, les banques se refusent à chiffrer les conséquences de cette transformation majeure sur l'emploi. "La réorganisation du réseau n'a pas pour objet une réduction des effectifs. Nous travaillons au contraire à constituer une relève", expliquait Annick Verdier, DRH de BNP Paribas pour la banque de détail lors de l'annonce du plan de transformation du réseau. En réalité, le secteur bancaire, qui a détruit quelques 10.000 emplois depuis 2007, devrait voir la tendance s'accélérer dans les prochaines années". Selon Les Echos, le plan a été validé début janvier 2015 par le ministère du travail mais il est actuellement contesté au tribunal administratif  de Melun par deux organisations syndicales, FO et la CGT.
 
Par ailleurs, dans un autre domaine, les banques privées ont vu leur image s'améliorer en 2014 aux yeux du public, d'après la deuxième édition de l'Observatoire Swiss Life Banque Privée, étude menée par OpinionWay. L'étude porte sur l'image des établissements bancaires privés réservés aux clients les plus fortunés. L'image est toujours un peu entâchée par la question de l'incitation à la fuite des capitaux mais pour 78% des clients des banques privées, la confiance dans leur conseiller n'est pas remise en cause. Les notions de confidentialité, de personnalisation du service et de prestige sont toujours au cœur des attentes des clients.