Analyses




Vendredi 7 Février 2014

La Président François Hollande souhaite tout faire pour retrouver la confiance des entrepreneurs. Le pacte de responsabilité doit être prêt fin mars 2014.


Le pacte de responsabilité met le turbo
Spirale vertueuse

Alors que le moral des français est au plus bas et que la crise de morosité bat son plein, il est important d’inverser la tendance pour le pouvoir. Tant les syndicats que le patronat ne sont satisfaits. Alors François Hollande n’a d’autre choix que de faire converger les divergences.

Inverser la tendance pour permettre à l’économie française de redevenir vertueuse. Tout est une histoire de prise de conscience. L’un des derniers déplacements de Jean-Marc Ayrault à Vienne en Autriche explique en grande partie l’action : prendre exemple sur ses voisins qui fonctionnent bien. Hélas, avant même de parler technique, les autrichiens montrent à quel point les français sont pessimistes. Et d’ailleurs, la communauté française dans ce pays européen n’a cessé de lui faire entendre.
François Hollande part à San Francisco la semaine prochaine pour prendre également exemple sur la Silicon Valley qui tire vraiment bien son épingle du jeu en termes de compétitivité.

Avant même de réformer, les français ont besoin d’un électrochoc pour éviter de négativer. C’est bien ce que compte faire le chef de l’Etat, qui compte apporter des croissants à tous les français en cette période de vache maigre.

Action immédiate

La compétitivité reste le nerf de la guerre. C’est la raison pour laquelle le Président de la République ne souhaite plus augmenter les impôts mais plutôt baisser les charges. Quand on regarde la Silicon Valley californiennne, les niveaux de vie des salariés sont élevés, le pouvoir d’achat est énorme, et pourtant rien ne déstabilise cet empire du high-tech.

Tout simplement parce que la fiscalité est attractive, modulable et la création des entreprises reste tout à fait aisée.
Agir directement sur la compétitivité revient à créer durablement des entreprises et à maintenir le tissu entrepreneurial actuel. Les taxes sont un souci omniprésent tout comme la modernisation des autorités liées à l’entrepreneuriat. Il est ainsi très facile de renouer immédiatement avec des créations d’entreprises dès lors que le parcours du combattant pour créer une entreprise cesse.

Fin du salariat ?

La morosité ambiante incite les entreprises françaises à rester frileuses, notamment en création d’emplois. Il est donc nécessaire de se poser la question à propos des contraintes liées aux contrats de travail.

De plus en plus de français se tournent vers l’indépendance, et les opportunités. Ainsi, ce n’est plus un contrat de salarié qui les attire mais une entreprise unique avec un seul salarié, autrement dit, la SASU (Société Anonyme Simplifiée à actionnaire Unique). Ceci permet à une personne de proposer son service comme une entreprise sans pour autant mettre le couteau sous la gorge à l’employeur avec un contrat à durée indéterminée. Plus de surprises : les transactions sont nettes, les employés non salariés deviennent des fournisseurs complètement impliqués et motivés. C’est aussi cela le pacte de responsabilité qui implique responsabilisation de l’employeur et de l’employé. La fin du CDI semble venue.